jeudi, mai 13, 2021

Les culottes menstruelles et les serviettes hygiéniques sont-elles réellement fiables ?

Depuis quelques années, nous avons tous vu l’arrivée d’un nouveau style de vie, un nouveau mode de consommation plus proche et plus respectueux de la nature. Cette tendance éco-responsable, elle, m’a aussi touchée, surtout lorsque j’ai compris que notre monde est en train de suffoquer à cause de notre mode de vie !

Aussi, toujours dans cette démarche écolo, j’ai décidé de tester (et même d’adopter) un nouveau produit qui va certainement parler à toutes les femmes soucieuses de leur bien-être, de leur portefeuille, et de la planète : les protections hygiéniques réutilisables.

Quand l’idée de passer aux protections lavables m’avait traversé l’esprit, je me suis posée beaucoup de questions : sont-elles réellement fiables ? Sont-elles aussi confortables que les marques bios le prétendent ? Comment vais-je gérer mon temps avec le lavage ?

Mais voilà, dès la première utilisation, j’ai été sûre qu’il n’y a plus de marche arrière possible, que c’était la solution parfaite à mon problème récurrent…

Pourquoi ai-je décidé de passer aux protections périodiques lavables ?

À s’y méprendre, les culottes menstruelles, serviettes lavables et autres protections périodiques réutilisables semblent être un effet de mode. Mais la mode n’atteint pas tous les consommateurs, et je faisais partie des personnes qui préféraient utiliser la méthode traditionnelle : tampon et/ou serviette jetable.

De toute façon, c’est simple, efficace et pratique. Alors pourquoi changer, surtout, aujourd’hui que le progrès permet de mieux gérer quasiment toutes les aspects…

Mais voilà, lorsque j’ai commencé à voir ces femmes qui témoignaient de soucis plus ou moins graves liés à l’utilisation des protections jetables, je commençais à me demander si elles étaient réellement fiables ? Puis, je regardais ma propre expérience d’utilisation.

Certes, les serviettes étaient confortables, mais j’avais souvent la peau irritée, un problème que je mettais sur le dos de mon alimentation. Ce qui n’était finalement pas vraie, car j’ai découvert la liste effarante de l’Anses sur la composition des protections hygiéniques jetables : dioxines, glyphosate, parfums et colorants synthétiques… J’étais juste stupéfaite à l’idée d’avoir porté pendant toutes ces années un produit aussi malsain !

Et puis, avec le recul, je comprenais mieux pourquoi j’ai autant de fois changé de marque. Peu importait le fabricant du produit, car tous mettaient à peu près la même chose dans leur produit ! Ce qu’il me fallait, c’était vraiment une solution radicalement différente.

Alors là, j’ai décidé de tester une alternative qui allait me débarrasser de ces maudites protections, que même la nature doit détester à cause du plastique qu’elles contenaient en quantité phénoménale. Il s’agit du flux instinctif libre. Pour faire simple, cela consiste à ne pas porter de protections hygiéniques.

Par contre, je devais rester à l’écoute de mon corps, et avoir le temps d’aller aux toilettes pour vider mon sang quand je sentais que ça arrivait. C’était une expérience intéressante, mais la solution ne convenait pas à mon train de vie trop mouvementé… Il fallait une autre solution…

Et c’est là que je me suis tournée vers les protections hygiéniques lavables. Après tout, elles semblaient tout de même pratiques. Elles s’utilisaient comme les protections jetables, sauf qu’il n’y a pas de substances louches comme le glyphosate ou la dioxine, ou tout autre produit toxique.

De plus, elles sont fabriquées dans des matériaux naturels qui respectent un peu plus l’environnement, contrairement aux protections jetables qui sont bourrées de plastique, du cœur absorbant jusqu’aux emballages individuelles censées simplifier la vie.

En plus, je me suis dit que je trouverais bien le temps de m’organiser avec le lavage de mes serviettes et culottes, que cela ne devait pas être sorcier !

Ma première expérience avec les serviettes hygiéniques réutilisables

J’ai commencé mon expérience avec les serviettes hygiéniques lavables, les équivalents des serviettes jetables, mais en mode bio : sans allergène, sans additif, et réalisé en fibres de bambou. Soit tout ce qu’il y a de plus naturel !

À la place des ailettes collantes, vous avez des ailettes avec un système de bouton-pression. Il suffisait donc pour moi de clipser sous la culotte et hop, la serviette lavable est bien installée. Par peur que ça ne glisse, j’ai pris la précaution de porter un pantalon – noir, juste au cas où – ce jour-là.

Bon après, c’était le premier jour, alors je n’avais pas vraiment peur que ça fuite, d’autant plus que la serviette hygiénique me semblait assez épaisse. Mais il me fallait bien sécuriser le tout !

La journée s’était plutôt bien passée : pas de fuite, pas de glissement et je suis rentrée sereine. Pour la nuit, j’avais aussi le modèle dédié (comme avec les serviettes hygiéniques jetables vous dis-je !). Après cette première journée, j’ai dormi plus tranquillement, avec l’idée que la serviette n’allait pas non plus fuiter… Et c’était aussi le cas !

Par contre, le deuxième jour, je me devais de préparer une seconde serviette dans mon sac à main pour changer à midi, mon flux étant plus conséquent ce jour-là, et ce, malgré le fait que la serviette hygiénique réutilisable peut se porter jusqu’à 12 heures d’affilées. Cela dit, changer la serviette était aussi pratique : vous n’avez qu’à replier les quatre côtés vers le centre et utiliser les boutons pressions pour la garder « bien au chaud », en attendant le lavage.

Pour ma part, j’ai effectivement préféré attendre carrément la fin de mes règles pour laver les serviettes ensemble (j’avais acheté un lot de 10 serviettes hygiéniques lavables pour être sûre d’en avoir assez), avec le reste de mon linge sale.

D’après les indications du fabricant, il faut faire un prélavage avec de l’eau froide : pas de chance pour moi, car entre-temps le sang a séché sur certaines serviettes et il refusait de partir, même en frottant énergiquement ! En fait, il fallait que je trempe les serviettes dans une bassine d’eau (à changer tous les jours) jusqu’à ce que j’aie le temps de les essorer pour les mettre à la machine.

Malgré tout, je ne perds pas espoir et je mets les serviettes à la machine avec un cycle de 30°C, en croisant les doigts que les taches vont s’en aller… Bingo ! Elles sont quasiment toutes parties. Pour les petites marques, ce n’était pas si grave (heureusement, j’avais pris des modèles à motif et cela ne se voyait pas trop, tant mieux !).

Plus tard, j’ai aussi découvert qu’on pouvait retirer les taches récalcitrantes avec du percarbonate de soude. Pour cette astuce, on trempe les serviettes dans un mélange d’1 litre d’eau tiède et une cuillère à soupe de percarbonate de soude. Après une heure, les taches vont disparaître comme par magie ! 😉

Je dois vous avouer que les serviettes lavables ne m’ont pas déçue du tout. C’était vraiment confortable, et je pense qu’elles le sont plus que les serviettes jetables. De surcroît, je n’avais plus la peau irritée, plus de démangeaisons et, contrairement à la croyance populaire, le sang ne sentait pas mauvais. Que demande le peuple ?

Après cette première expérience, j’étais tellement enthousiasmée que j’ai aussi décidé de tester les fameuses culottes menstruelles.

Des culottes pour les règles, magique !

Le souci avec la serviette hygiénique, c’est que parfois, on éprouve un certain inconfort sachant qu’il y a une couche supplémentaire sur le sous-vêtement… Malgré ce détail signalé par certaines utilisatrices, je n’ai pour ma part pas éprouvé cette sensation.

Par contre, après quelques mois d’utilisation des serviettes menstruelles lavables, je voulais vraiment ressentir la différence en portant la culotte de règles, un sous-vêtement qui arriverait à absorber le sang des règles sans besoin d’aucune autre protection. En effet, une couche absorbante en fibre de bambou absorbe le fluide, tandis qu’un tissu imperméable évite le risque de fuite.

Quant à la surface en contact avec la peau, elle serait réalisée avec un tissu doux et respirant pour éviter la sensation d’humidité tout en n’irritant pas la peau. Cette expérience allait être pour moi unique, car j’allais porter des culottes féminines pendant mes règles (la culotte classique habituelle allait être remplacée par de jolis modèles en dentelle !).

Tout comme pour la serviette hygiénique réutilisable, j’ai pris les modèles proposés par Intimya, ainsi que quelques petites précautions, juste au cas où ! À savoir des vêtements sombres pour que les taches ne se voient pas si jamais ça fuite… Là encore, la surprise est de taille : 0 fuite et une sensation de confort incomparable. Et j’avais porté la culotte lavable durant toute la journée !

En fait, j’avais presque oublié que j’avais mes règles, sauf quand je sentais le fluide couler en abondance durant les deuxièmes et troisièmes jours. (C’est vraiment magique !) À part ce détail, rien d’anormal, et je me suis sentie un peu bête en prévoyant une serviette hygiénique au cas où cela ne tiendrait pas.

Pour information, la culotte périodique peut tenir jusqu’à 12 heures ! De même, pour les nuits, l’expérience reste vraiment incroyable : j’ai bien dormi toute la nuit et je n’ai pas taché mes draps.

Pour ce qui est de l’entretien, il n’est pas très différent de celui des serviettes hygiéniques réutilisables. Vous rincez à l’eau froide avant de mettre à la machine à laver avec un cycle de 30°C. Puis, je laisse sécher à l’air libre. C’est plutôt simple, surtout quand on a l’habitude, et d’autant plus que la culotte n’a pas besoin de produits supplémentaires comme les glycérines, assouplissants et adoucissants en tout genre.

D’ailleurs, je n’avais pas le même souci de taches comme avec la serviette hygiénique lavable. En effet, mes culottes menstruelles sont noires, et c’est plutôt pratique pour ne pas à se soucier des taches de sang.

Un autre plus, je peux la porter même si je n’ai pas mes règles. En effet, je la trouve parfaite pour le quotidien, tellement elle est douce ! D’ailleurs, la culotte hygiénique est polyvalente : pour les règles, les pertes blanches ou les fuites urinaires, elle reste la plus pratique.

Une coupe menstruelle à la place du tampon

Si la serviette lavable remplace bien la serviette hygiénique jetable, la coupe menstruelle, quant à elle, est l’idéale si vous souhaitez remplacer le tampon hygiénique jetable. Tout comme ce dernier, la « cup » s’insère dans le vagin pour recueillir le sang des règles.

Cependant, au lieu d’absorber le sang dans du coton mélangé à des produits super absorbants (et super nocifs pour le corps), vous avez un petit réceptacle en silicone. J’avais peur au début que cela ne tienne pas en place, mais finalement, il semble que la coupe épouse la forme du vagin et ne laisse passer aucun fluide !

Petite parenthèse, autant vous dire que j’avais hésité entre la coupe et l’éponge menstruelle. Cette dernière est aussi écologique, mais il y avait assez de controverse pour que je n’ose pas tenter l’expérience… Malgré tout, elle serait aussi efficace, et il faut juste veiller à bien la rincer entre chaque utilisation pour éviter des soucis d’hygiène…

Pour commencer mon expérience avec la cup, j’avais décidé de la porter avec un protège-slip (cela tombe bien, il y a aussi des modèles lavables, comme les serviettes réutilisables mais en plus fin). Et j’avais bien fait, car j’avais presque oublié au cours de la journée que je devais la vider lorsqu’elle est remplie ! Eh oui, c’est un petit inconvénient de la coupe menstruelle qui ne peut recueillir qu’une petite quantité de sang…

Le point positif est que je n’avais pas besoin de « changer » de coupe à chaque fois. Il suffisait de la retirer grâce à sa petite tige en silicone, de la vider dans les toilettes, de la rincer au lavabo avant de la remettre en place. Et le tour est joué ! Puis, à la fin des règles, je la stérilise et je la range dans un endroit propre et sec, comme ce qui est d’ailleurs recommandé par les fabricants.

Au final, je recommande bien la coupe pour son côté écolo. D’ailleurs, elle me semble beaucoup plus saine que le tampon hygiénique qui, autrefois, envahissait ma poubelle à la fin des règles. Par contre, avec un emploi du temps aussi chargé que le mien, on oublie trop vite de la vider de temps en temps… Au final, elle est parfaite si vous avez un petit flux pour éviter les va-et-vient aux toilettes.

Les protections hygiéniques réutilisables sont-elles fiables ? Voici mon verdict

Pour tout vous avouer, je n’utilise plus de serviettes hygiéniques jetables, ni de tampons, depuis que j’ai acheté mes nouvelles protections réutilisables. L’expérience est vraiment très différente, et j’ai retenu plusieurs avantages de recourir aux protections périodiques lavables :

  • Elles ne contiennent pas d’agents chimiques, car elles sont fabriquées avec des matériaux naturels comme le coton ou la fibre de bambou tout en excluant dans leur composition les parfums synthétiques, les colorants et autres produits censés améliorer le confort. D’ailleurs, je n’ai plus de problèmes cutanés : elles ont disparu en à peine quelques mois après que j’ai banni les serviettes hygiéniques jetables.
  • Elles sont douces et confortables : que ce soit la culotte périodique ou la serviette lavable, toutes les deux affichent une conception et une finition soignées pour être des plus pratiques.
  • Elles représentent un moyen d’économiser de l’argent facilement. Sur le moment, elles coûtent plus chères que les protections jetables, certes, mais je suis heureuse de ne plus acheter des tampons ou des serviettes jetables depuis des mois ! C’est un investissement qui promet de durer pour de nombreuses années… Économie d’argent assurée !
  • Elles sont écologiques. Comme les serviettes lavables et les culottes périodiques ne contiennent pas de plastique, je réduis considérablement mes déchets plastiques mensuels. Et je contribue à la préservation de la planète, en n’achetant plus ces concentrés de plastique que sont les serviettes et les tampons. La nature et les océans vous remercieront si vous vous y mettez aussi !

Par conséquent, comparé aux inconvénients, ainsi qu’aux avantages supposés des protections intimes à usage unique, mon verdict est sans appel : je préfère de loin les culottes menstruelles et les serviettes hygiéniques réutilisables. Elles présentent des atouts que l’on ne retrouvera jamais chez les protections intimes jetables. Et je pense sincèrement que les protections périodiques lavables représentent l’avenir pour un monde bientôt sans plastique, sans pollution et sans produits chimiques néfastes pour la santé.

Même la coupe menstruelle, avec laquelle j’ai eu un peu de difficulté est un produit que je trouve très intéressant. Surtout pour les femmes qui ont l’habitude de porter des tampons hygiéniques et qui souhaitent une alternative moins dangereuse pour la santé, mais aussi efficace.

Pour être franche, je recommande les protections hygiéniques réutilisables aux membres de ma famille, à mes amies et à toutes mes connaissances (mon coup de cœur étant la culotte menstruelle). Car, c’est un produit qui en vaut réellement la peine, malgré son prix un peu intimidant lorsque l’on est habituée à acheter des produits jetables !

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